ROBERT MESPLE

 

TOURNE EN ROND

 

Il est un manège inutile

Qui ne trounera plus jamais

Sous la pluie, dans la grande ville

Tous ses rouages sont rouillés .

 

Le chevaux de bois que naguère

Admiraient les petits enfants

Laissent pendre comme un suaire

Leur vernis qui tombent par pans .

 

La vermine déjà dévore

La molesquine des coussins

On voit que le turban du Maure

Lui cachait des cheveux de crin .

 

Je suis ce manège inutile

Qui ne sait plus aimer l'été !

Sous la pluie,  je meurs dans la ville

Où je ne suis jamais allé .

 

 

 

 

 

 

 

 

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