Dans les maisons, les portes des cuisines
Enferment les odeurs fines, diverses selon la saison.
Au seuil d'entrée de la maison, des trombes de vents libèrent
Les parfums odorants des jacinthes qui accompagnent les visiteurs.
Les volets gardent les secrets des maîtres de maison,
Et quand vient le soir, ils rêvent de leur maison en se disant bonsoir.
Les battants animés s'ouvrent au bonheur,
Se ferment aux deuils des maîtres de maison.
Par les fenêtres ouvertes, les rayons du soleil s'engouffrent
Les pièces s'illuminent pour les maîtres de maison.
L'atmosphère des salons, tapissés comme dans
"Autant en emporte le vent", sourit au maître de maison.
Les chambres toujours mansardées révèlent leurs reliques,
Et les souvenirs éclaboussent les maîtres de maison.
Dans les greniers saupoudrés de gris, mille et un jouet de l'enfance
Forcent la mémoire des maîtres de maison.
Souvent bordés de jardins, de carrés de terre lustrées,
Ces lieux de vie apaisent l'âme des maîtres de maison.
De fins objets familiers, usuels ou en décoration agrémentent les murs,
De soudaines ressemblances entre le coeur des maîtres
Et celui de la maison laissent leurs empreintes.